Conférence sur la phase Post-IVD : Quel rôle de la société civile et des acteurs étatiques

Les travaux de la conférence nationale portant sur le thème de « Atteindre les objectifs de la justice transitionnelle : le rôle de la société civile et l’Etat dans le post-IVD » ont été ouverts mardi 6 mars 2018 à Tunis., en présence de la présidente de l’IVD, Mme SIhem Ben Sedrine, du Bâtonnier Me Ameur Mehrezi, du président de la Cour de cassation, M Hedi Guediri, du député et ancien ministre, M Samir Dilou, de l’expert économique M Adbdeljelil Bouraoui, et du représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, M Mazen Chakoura.

Au cours d’une séance d’ouverture intitulée « les défis de la justice transitionnelle : processus avant, pendant et après l’IVD » et animée par l’expert M Wahid Ferchichi, la présidente de l’IVD a mis l’accent sur les réalisations de l’instance notamment la réception de 65 mille dossiers et l’organisation de 50 mille sessions d’écoute à huis-clos au cours de deux ans, ainsi que les travaux de recherche et investigation menés par 18 groupes d’enquête.

Elle a fait signé également aux obstacles et difficultés auxquelles fait face l’IVD et qui ont été à l’origine du retard enregistré au niveau de l’avancement des travaux de l’instance, d’où la décision de prolonger son mandat d’un an supplémentaire.

La conférence avait pour objectifs de rappeler les enjeux et défis de la justice transitionnelle en Tunisie, formuler des propositions communes relatives à l’élaboration et la mise en œuvre des recommandations finales de l’IVD, renforcer le dialogue entre l’IVD et la société civile et les acteurs étatiques et aussi penser aux différents scénarios du post-IVD notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des recommandations du rapport final de l’instance.

Trois principaux ateliers thématiques ont été ainsi inscrits au programme de cette conférence, portant respectivement sur la révélation de la vérité et la lutte contre l’impunité, la réparation et la réhabilitation des victimes, ainsi que les réformes institutionnelles, le vetting, la prévention de la corruption et les garanties de non répétition.

Ces trois ateliers ont dégagé des recommandations et des propositions, au sujet des thèmes abordés, qui ont été présentées au cours de la session de clôture de la conférence consacrée également à l’échange sur la sauvegarde de la mémoire nationale et aussi les mécanismes institutionnels post-IVD de sauvegarde des acquis de la justice transitionnelle.

Il importe de souligner que cette conférence a été organisé par l’IVD en collaboration avec les organisations de la société civile, notamment, la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), le Réseau tunisien de justice transitionnelle (RTJT), le Labo-démocratique, l’OMCT, Avocats sans frontières, l’association Karama, et l’Association tunisienne de défense des libertés individuelles, et avec l’appui du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD.

  • 07/03/20182


Avec l'appui du projet de soutien à l'opérationnalisation du processus de la justice transitionnelle en Tunisie